La lutte contre la corruption est loin d’être une priorité du gouvernement.

Fléau qui ronge  l’économie et le développement, la corruption n’a pas encore retenu toute l’attention des autorités du pays, malgré que la RDC occupe la 161 ème place  dans le dernier classement de Transparency International. La fuite des capitaux dans les secteurs miniers, de télécommunication, la fraude fiscale et le blanchiment des capitaux sont les maux les plus graves qui valent au pays d’occuper cette place dans ce classement.

15 milliards de dollars US, c’est à cette somme qu’on estime les pertes annuelles de la RDC en termes de corruption.

Le gouvernement


« La RDC est dépourvue d’un arsenal juridique en matière de lutte contre la corruption. Les références  à la corruption comme infraction sont vagues dans le code pénal congolais. »

Mais visiblement pour le gouvernement congolais, la lutte contre la corruption est loin d’être une priorité. Si un Bureau spécial de lutte contre la corruption a été mis en place, celui-ci n’existe que de nom et est dépourvu de tous moyens, notamment financier. En effet le budget 2019 de l’État congolais chiffré à environs 6 milliards de dollars américains, ne comporte aucune ligne dédiée à la lutte contre la corruption.

La Société Civile


Les organisations de la société civile sont devenues des acteurs majeurs dans la lutte contre la corruption mais connaissent aussi des problèmes de transparence et de crédibilité. Certaines, fondées dans le seul but d’avoir accès aux ressources des agences de développement, conduisent leurs propres affaires dans le mépris total des principes de transparence et de responsabilité.

Pour ce faire, les organisations de la société civile peuvent, comme point de départ, commencer par examiner la légitimité et les normes de conduite de leurs propres institutions et mettre en place des moyens de renforcer l’intégrité en leur sein.

« Il ne serait pas justifié qu’elles exigent des gouvernants des normes plus contraignantes que celles qu’elles sont prêtes à respecter elles-mêmes. » Heri Bitamala

Accroître les capacités de la société civile et mettre en place des outils d’évaluation


La société civile, entendue comme la partie organisée de la société, détient certaines solutions au problème de la corruption. Elle peut, par exemple, avoir un rôle déterminant pour transformer les attitudes d’indifférence ou d’indulgence du public à l’égard de la corruption.

Au Sud-Kivu, le CERC (Centre de Recherche sur l’Anti-Corruption) se concentre actuellement sur deux aspects essentiels. Tout d’abord, l’objectif est de renforcer les capacités des OSC au Sud-Kivu avec des formations et des activités d’accompagnement. Ainsi, les OSC seront mieux équipées pour lutter contre la corruption et favoriser la transparence. Parallèlement, des compétences de recherche sur l’anti-corruption seront appuyés afin de faciliter la production d’études sur la corruption et sur l’intégrité.


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