CERC contribue à la réduction de la stigmatisation et la discrimination dans l’éducation.

De nombreux enfants connaissent parfois des problèmes d’intégration scolaire. Certains souffrent de complexe suscité par leur handicap tandis que d’autres sont victimes de la marginalisation en société. En République Démocratique du Congo comme dans plusieurs autres pays sortant de la guerre, la peur de la stigmatisation et de la discrimination empêche les enfants des parents vivant avec le VIH, des enfants épileptiques, des ex-enfants soldat, des enfants ayant des problèmes psychologiques, des enfants nés d’une mère violée, les mères adolescentes, les filles violés et d’autres groupes à participer activement aux activités communautaires. Cela sur la base du fait que, fréquemment, et pour éviter la honte au niveau de la communauté, l’enfant victime d’harcèlement dans le milieu scolaire est empêché par les parents de poursuivre son éducation.

Prendre des mesures contre la stigmatisation et la discrimination est essentiel pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. Les actes de discrimination sous toutes leurs formes étouffent les droits des enfants à avoir accès à l’information, à l’éducation et aux services de santé appropriés et à participer de manière significative à la résolution des problèmes qui affectent leur vie.

L’accès universel à l’éducation et à la santé ne peut pas être accomplie sans réduire la stigmatisation et la discrimination.

Au Centre de Recherche sur l’Anti-Corruption, nous poursuivons les actions de lutte contre la stigmatisation et la discrimination grâce à une gamme d’activités et des stratégiques telles que:

  • Promouvoir la programmation des activités contre la stigmatisation et la discrimination;
  • Conscientiser les acteurs sur la stigmatisation et c’est que la communauté peut bénéficier en la réduisant;
  • Promouvoir la sensibilisation et l’action avec les autres parties prenantes : les leaders locaux, les comités de parents, les organes de gestion des écoles et d’autres OSC locales;
  • Engager les confessions religieuses d’initier les activités de sensibilisation et d’éducation à travers des prédications adaptées en vue de conscientiser les fidèles à ce sujet.
  • Intégrer la notion d’inclusion et de lutte contre la stigmatisation dans les Clubs Scolaires, et d’aborder le sujet non seulement avec les élèves et les étudiants, mais aussi avec les membres parents et les enseignants lors des réunions.
  • Intégrer régulièrement des sujets sur la lutte contre la stigmatisation et la discrimination dans les émissions radiodiffusées, à travers des programmes dédiés, des invités du jour, des témoignages volontaires de victimes.
  • Favoriser la diffusion et la répétition du message antidiscriminatoire sur les médias à travers des messages courts, des publicités et des jingles ciblés.
  • Préconiser et soutenir une participation significative des enfants des parents vivant avec le VIH, des enfants épileptiques, des enfants ayant des problèmes psychologiques, des enfants nés d’une mère violée, des écolières enceintes, des filles violées dans la prise de décision, l’élaboration des politiques et d’autres processus liés à la promotion l’éducation pour tous.
  • Engager les autorités locales, les comités de parents et les comités de gestion scolaire, de ministères gouvernementaux, y compris des affaires sociales, de la santé et de l’éducation, dans les discussions. En outre, les commissions nationales des droits de l’homme, les commissions parlementaires et les donateurs ont un rôle important à jouer dans la concrétisation de l’éducation pour tous.

Ces activités sont maintenant en train d’être concrétisées permettant une plus grande participation des enfants stigmatisés et discriminés dans l’éducation et les actions civiques, leur permettant ainsi de défendre les problèmes qui affectent leur vie.